Exposition No Future de Karen Knorr & Olivier Richon
Exposition à venir
Quand la photographie révèle les utopies perdues et les fragilités du monde contemporain...
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Tarifs
L'exposition est présentée dans le parcours de visite du château. Elle est accessible avec le billet du château.
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No future : L'exposition
Dans le cadre de la célébration du deuxième centenaire de l’invention de la photographie, le Centre des Monuments Nationaux rend hommage à Karen Knorr (née en 1954 à Francfort RFA) à travers une exposition déclinée en deux lieux.
Au château d’Azay-le-Rideau l’artiste présente une rétrospective du travail qu’elle a consacré à la relation entre l’habitat et l’habitant. Les œuvres ainsi produites s’inscrivent délibérément dans la tradition de l’art occidental dont elles reprennent ou détournent les codes et les conventions.
En complément le château d’Oiron expose deux séries d’images caractéristiques du début de la carrière de l’artiste et de son travail récent :
Punks - Dans les années 1970, Karen Knorr s’associe avec Olivier Richon pour représenter l’Underground londonien. Celui-ci est alors marqué par le mouvement Punk dont les adeptes se signalent par un style et une attitude fondés sur le désenchantement et le nihilisme. C’est ce qu’exprime l’un de leurs slogans : No Future qui a été choisi comme titre pour cette exposition. La violence visuelle de leur accoutrement et de leurs attitudes contraste fortement avec le contexte conservateur de la société britannique d’alors. Pour rendre compte de cette contre-culture, Karen Knorr et son comparse décident d’aller à la rencontre des Punks dans les clubs où ils se rassemblent (le Roxy ou le Global Village) . Plutôt que de procéder furtivement, à l’aide d’instantanés qui captureraient l’image à l’insu des modèles, Karen Knorr tire profit de leur théâtralité et leur demande de prendre la pose. Apporté sur place, l’éclairage d’appoint contribue à rapprocher la prise de vue des conditions du studio ou de l’atelier. La série de photos argentiques ainsi produite renouvelle l’art classique du portrait où le modèle s’affiche, la pose et la composition permettant d’exprimer sa personnalité et de revendiquer son statut social.
Réalisée en 2017-2018, la série Questions (After Brecht) est composée de vues de chantiers industriels. Les intérieurs inhabitables et vidés de toute présence humaine, évoquent des ruines en devenir, selon une poétique propre à la sensibilité romantique. En dépit du caractère très contemporain de leur décor architectural, ces œuvres s’inscrivent ainsi dans la tradition de l’art occidental. Mais c’est surtout le traitement numérique de l’image qui contribue à les rapprocher des tableaux de chevalet. L’ambiguïté de la technique et la proximité avec la peinture renouvellent les expérimentations pictorialistes de certains pionniers de la photographie au XIXème siècle. Associées aux citations de l’écrivain et dramaturge allemand Bertolt Brecht (1898-1956), profondément marqué par l’horreur des guerres, du nazisme et de l’occupation soviétique, les images viennent prolonger le pessimisme de son questionnement..
Karen Knorr
D’origine américaine, Karen Knorr est née en 1954 à Francfort (Allemagne).
Elle étudie la photographie au Franconia College (USA), puis à l’American College de Paris, au Harrow College of Art and Design de Londres, puis au Polytechnic of Central London (PCL) où elle est l’élève de Victor Burgin. Elle enseigne la photographie dans de nombreux établissements et notamment à l'université des arts créatifs de Farnham au Royaume-Uni.
Karen Knorr a participé à de multiples expositions tant personnelles que collectives. Ses œuvres ont été acquises par bon nombre d’institutions publiques telle que le Centre Pompidou, The Arts Council (Royaume-Uni) , la Fondation Cartier, le musée d’art moderne de Kyoto, le musée d’art de San Francisco, le Victoria & Albert Museum, le Musée Carnavalet ou le musée de la Chasse et de la Nature.
Représentée en France par la galerie Les Filles du Calvaire, Karen Knorr vit et travaille aujourd'hui à Londres.
Olivier Richon
Olivier Richon est né à Lausanne en 1956. Il s’est installé à Londres en 1976 pour étudier la photographie. Parmi ses œuvres se trouvent Real Allegories (Steidl, 2006); Punks, en collaboration avec Karen Knorr (Gost Books 2013); Walker Evans: Kitchen Corner (Afterall, 2019). The Devouring Eye: Photography and the Mouth (SPBH/Mack 2025).
Son travail photographique est notamment conserve par la galerie d’art londonienne Tate; le Victoria and Albert Musem; le Centre Pompidou; le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris; Frac Bretagne et Rhône Alpes, le Brooklyn Museum; le Musée Folkwang d’Essen; le musée Photo Elysée à Lausanne; le National Museum of Modern Art de Kyoto, et la galerie d’art de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney. Il a reçu le prix Camara Austria de la photographie contemporaine en 1991, ainsi que le prix de l’éducation de la Royal Photographic Society en 2017. Il est actuellement professeur de photographie au Royal College of Art.
Claude d'Anthenaise, commissaire de l'exposition
Conservateur général honoraire du Patrimoine, Claude d’Anthenaise a dirigé le musée de la Chasse et de la Nature pendant plus de vingt ans entre 1998 et 2020. Il a conduit sa rénovation en 2007 et l'a ouvert à l’art contemporain.
Commissaire indépendant, il a organisé diverses expositions sur le thème de l’animal dans la création artistique contemporaine. Il a notamment assuré la direction artistique de la manifestation Monuments et Animaux organisée par le Centre des Monuments nationaux en 2010-2011 qui s’est achevée avec l’exposition Bêtes off présentée à la Conciergerie à Paris.
Les expositions No Future au château d'Oiron et Karen Knorr habite le château présentée au château d'Azay-le-Rideau n'est pas sa première collaboration avec Karen Knorr. Il l'avait déjà invitée à exposer des œuvres extraites de ses Fables au Musée de la chasse et de la nature en 2008 et à la Villa Savoye en 2011.